Notre vie scoute par Lama Exigeant (Michel Vedrenne)

 
    


 Je suis né à Lyon le 23 juin 1943, d’une mère et d’un père scouts.

Mon père, « Commissaire de district de la presqu’île de Lyon », ma mère, cheftaine fondatrice d’une meute de louveteaux, la 9ème Lyon. Son frère, Maurice Longet, avait aussi été chef scout de « la 9 », disparue à l’époque de mon entrée dans le scoutisme.

Mes parents était acquis au style et aux bienfaits du « scouting for boys » inventé par Baden Powell.

Sur la porte d’entrée de notre appartement du 161 avenue de Saxe, juste au-dessus de la sonnette, mon père avait vissé un petit insigne rond en émail coloré, où il était inscrit : « Ici, demeure un scout ». J’ai recueilli la majeure partie des insignes scouts de mon père, mais je n’ai pas retrouvé ce signe mural distinctif. Il avait beaucoup interpellé mes amis quand ils venaient à la maison. Ils m’en parlent encore aujourd’hui. Je me rappelle encore mon père, revêtu de l’uniforme scout, foulard « rose » de Chamarande autour du cou, quitter l’appartement de l’avenue de Saxe sous l’œil attentif de maman et de nous les enfants, dans les années 48/49.

  1. Louveteau à la 32ème Lyon

Dès mes 8 ans, j’ai été inscrit chez les Louveteaux de la 32ème Lyon, Groupe Baden-Powell, dont

la « tanière » se situait au 103 de la Grande rue de la Guillotière, devant l’école St Louis, à proximité immédiate de l’église paroissiale du même nom. Il s’agissait d’une maisonnette, aujourd’hui disparue, coincée entre deux immeubles, disposant d’un petite cour dans laquelle nous pouvions jouer. Ce n’est évidemment pas le plus important, mais c’est là que j’ai appris à faire de la bicyclette, sur celles des cheftaines, lorsqu’elles nous les prêtaient…, ce qu’elles faisaient volontiers. J’ai retrouvé le petit message d’invitation à ma première réunion (probablement en septembre 1951) :

 



J’ai été affecté à la sizaine des Bruns. Il y avait des sizeniers expérimentés, et même un sizenier à 3 bandes (Jean-Marie Paire, fils d’un ancien louveteau de maman). Ils m’inspiraient le respect car ils savaient tout faire par rapport au novice falot que j’étais. J’ai fait ma Promesse de Louveteau le 8 avril 1952, un peu avant ma Première Communion, le 26 juin. La cérémonie s’est déroulée dans la cour de l’église St Louis, lieu habituel de nos rassemblements du dimanche. Pour la circonstance,mon père avait revêtu l’uniforme scout, ma mère était radieuse. J’ai quelques photo de cet évènement, clôturant un état de novice que j’avais hâte de quitter, sans savoir que cet état d’« entre-deux » se reproduirait régulièrement, chez les scouts comme dans mes vies professionnelles ou associatives ultérieures. La promesse était synonyme visible de l’insigne du loup rouge cousu sur le béret. 

 Au lycée, nous étions plusieurs à le porter et à faire savoir ainsi que nous étions louveteaux. Par la suite, il y avait les étoiles, une puis deux, qui, encadrant l’insigne, indiquaient que nous progressions.

Ma première sortie eu lieu le 11 novembre 1952, près du Mont Verdun et du Mont Thou (Batteries de Narcel). Avec le souvenir indélébile et merveilleux de pommes de terre pas assez cuites dans des marmites « bouthéons » d’aluminium bosselés et noircis, et de leur goût de fumée prononcé.

- 1er juillet 1952 :Premier camp d’été à Arcon, près de Roanne. Curieusement aucun souvenir…

Je suis ressorti transformé de cette période de 4 ans et demi chez les louveteaux. J’avais découvert un monde radicalement différent de celui de la maison ou de l’annexe Saxe du lycée Ampère : Le« Rocher du Conseil », vieille souche poussiéreuse d’un tronc d’arbre, sur laquelle Akéla s’asseyait avec difficulté lors des réunions du jeudi après-midi, et d’où elle nous demandait, au moment de nous séparer, si nous ferions « de notre mieux ». Et nous répondions : « De notre mieux, oui, mieux- mieux, mieux mieux ! ». Cette acclamation rituelle m’a suivi toute ma vie. Elle m’a incité à me dépasser, bien plus que toutes les résolutions que je me faisais de mieux travailler en classe pour parvenir au « Tableau d’Honneur » de fin de trimestre. Je l’ai eu rarement, inaccessible qu’il m’était de par mon niveau toujours insuffisant (peut mieux faire..). Moi aussi, je suis devenu sizenier, et les cheftaines m’aimaient bien. C’est à moi qu’elles envoyaient des cartes postales des lieux de camp de formation qu’elles suivaient (Camp National des SDF à Jambville), à charge pour moi de répercuter ces messages aux autres louveteaux de la Meute.

Mon frère Patrick fait sa promesse à la 66ème Lyon en 1954

2 - La montée à la Troupe, le 15 janvier 1956

Gros changement : je me retrouve de nouveau novice dans un monde différent et un peu brutal : fini le cocooning des gentilles cheftaines. A la place, des chefs au jambes poilus et aux gestes brusques, des échanges où je suis le faible parmi les forts. Ma patrouille, les Chamois, est conduite par Paul Bruno, garçon d’une vigueur exceptionnelle, qui me terrifie lors des affrontements habituels se produisant lors des jeux (la sioule, les batailles au foulard,…), les sorties de patrouille et les camps.Mon père l’a surnommé : « le C.P. aux gros mollets ». Je mets longtemps à m’exprimer à un niveau acceptable. Je suis un peu recroquevillé dans ma coquille. Michel Pelosse, assistant, m’a surnommé « ma gamelle » parce que j’avais, semble-t-il, revendiqué mon steak plutôt que celui que la collectivité m’attribuait à l’issue de la mise en commun. Non que le mien eut été très gros - les rations à la maison n’ont jamais été très généreuses - mais ce devait être un réflexe de survie dans un environnement ressenti comme hostile a priori.  

La 32ème Lyon au moment de mon arrivée.
La 32ème Lyon au moment de mon arrivée : Paul Bruno, Bernard Duparchy, Alain, Bernard Lavel, Krako, Guy Wydeman, Denis Breton, Père Girardin, X, Yves Jomand, Michel Pelosse, Max

1956

Le camp de Lamoura au Replat (Jura), 12 au 28 juillet, mon premier grand camp scout d’été (extrêmement pluvieux en cette année 1956) reste dans mon souvenir plus que d’autres.

Temps fort : ma promesse scoute en compagnie de Maxime Fulchiron, de la patrouille des Hirondelles. Je me souviens aussi du « Grand Jeu de Nuit », avec une attaque de forestiers venus nous chasser « manu militari » de nos tentes, et, devant nos visages effrayés, le rire caractéristique du Père Girardin qui faisait aussi partie de ces soi-disant forestiers (la maitrise et les CP). Ma plus grande crainte avait été d’avoir perdu, dans la confusion créée par cet épisode nocturne mouvementé, mon béret et l’insigne scout qui y était désormais fixé depuis ma promesse toute récente. Autre souvenir marquant, notre exploration de patrouille jusqu’au Col de la Faucille, 18 Kms par Lajoux sous une pluie battante, mais aussi la découverte de paysages que je ne connaissais pas, et que j’assimilais un peu à ceux de la montagne que je ne connaissais pas encore.

 1957

Mars : Fête de Groupe au cinéma St Louis. La Troupe a joué « Les cosaques du Don ». C’est dans ce cinéma que plus tard nous effectuerons les projections de nos ascensions à Chamonix, un peu dans le style des conférences de la salle Rameau « Connaissance du monde »

Sur cette photo on reconnait : Michel Vedrenne et Xavier Lavel (avec moustaches)
 

-7 au 25 juillet : Grand camp à Bonneveaux-le-Prieuré (Doubs), à une trentaine de Km de Besançon. Du 20 au 24 : « Les enfants de troupe » à Malans, avec Jean-Louis Foncine et Jean Valbert. Ce jeu donnera lieu à un roman « Matricule 512 » dans la collection « Signes de piste ». Bernard Duparchy est l’ordonnance de Jean Valbert au volant d’une jeep Willis.

Sur la photo prise lors du jeu : Jean-Paul Griot (de dos), Bernard Chabanis, Michel Vedrenne, Paul Bruno, Christian Suzini et Bernard Daval
 

  • 17 novembre : Montée de mon frère Patrick à la Troupe de la 32ème Lyon, Patrouille des Hirondelles. CP Denis Breton

  • 27 au 31 décembre : Raid HP (HP dont je ne faisais pas encore partie, période probatoire pour moi ? et pour Jean-Marc ?) à Vanosc (Ardèche, près d’Annonay) . Photo : Bernard, Alain, Krako, Jean-Marc, Yves, Michel, Paul Bruno


     
    Sur cette photo, Bernard Duparchy, Baloo, entouré de XX, Michel Vedrenne, Bernard Daval, Jean- Marc Chaze, Yves Jomand et Paul Bruno. Photo probablement prise au même camp HP de Vanosc. 


    Bernard nous a quitté le 11 mai 2020. Il était le « Chef » incontesté de notre jeune troupe. Evoquant la mort de Michel Menu en 2015, Bernard nous avait écrit : « je me souviens d'un texte que je récitais en fin de veillée » :

    Si tu ralentis , ils s'arrêtent 

    Si tu faiblis , ils flanchent

    Si tu t'assieds , ils se couchent 

    Si tu doutes , ils désespèrent 

    Si tu critiques , ils démolissent

    Si tu marches devant, ils te dépasseront

    Si tu donnes ta main, ils donneront leur peau 

    Si tu pries .. alors ils seront des saints

    Et Bernard avait ajouté : « Michel Menu en avait fait sa prière ». Nul doute que Baloo, lui-même, en avait fait sa ligne de conduite, vis-à-vis de nous, scouts, et dans sa vie de tous les jours avec les autres.

    1958

    Je deviens, à ma grande surprise, CP des Cerfs (patrouille nouvellement crée, nom de patrouille en suivant la suggestion de mon père…) -

  • Jean-Marc nommé CP des Hermines (patrouille aussi nouvellement crée), SP Jean-Claude Kirche

  • Camp d’été au Grand Arvet (74). Exploration de patrouille au Col du Bonhomme, sur la route du Tour du Mont Blanc. Découverte personnelle de la « Montagne ».

    La patrouille des Cerfs au complet au camp du Grand Arvet : Michel Vedrenne (CP), Michel Revenant, Raymond Lombard, Roger Drut, Marc Tixier, Marc Lénaut, Christian Mistral (SP)
     

    Toilette matinale  dans le torrent du Grand Arvet. Sur la photo on reconnait : Michel Revenant, Marc Lénaut, Michel Vedrenne (de dos), Jean-Paul Griot, Guy Wideman (de passage quelques jours)
     

    • 11 novembre : Rallye des parents scouts de la 32ème à Eveux et Chazay d’Azergues. Paul Vedrenne est désigné comme Président du Comité de Parents du Groupe St Louis, et gagne le Rallye avec Mr Hominal

    • Camp de Noël HP au Replat de Lamoura .

      Premières descentes à ski (équipements des années 30 sortis de la cave d’une amie de mes parents quand nous habitions 40 rue Voltaire)
       

    1959

    Camp d’été dans la Forêt de Mercoire, près de Cheylard-l’Evêque (Lozère) et Mas de la Barque (Rassemblement national des SDF).

    • Descente du Tarn en chambres à air de camion de de Ste Enimie à Le Rozier.

        Visite de l’Aven Armand

    • Au Mas de la Barque, rencontre écourtée avec François Lebouteux (Commissaire National) :

    « La vie se partage entre l’action et la réflexion. Ce soir, j’ai passé ma soirée à laver vos gamelles, il n’y a donc plus de place pour la réflexion (veillée que F. L. devait nous consacrer…) ». En février 1977, le hasard fait que je rencontre François Lebouteux qui effectuait, comme moi, une sortie de ski avec le CAF au Col de Labby, depuis le refuge de la Dent Parrachée. Je l’ai reconnu et lui ai brièvement rappelé l’incident du Mas de la Barque. Il n’en avait aucun souvenir…

    1960

    21 janvier : Jean-Marc, Bernard, Max et moi recevons notre ceinture Orange de Judo (épreuve qui comptait pour devenir Troupe Raider).

    • 7 avril : Camp « routier » à Sallanches : La cordée à la tentative d’assaut de la Pointe Percée, Père Perréol, Bernard, Yves, Max, Michel V., Michel P  



      • 4 juin : Ascension du Mont Aiguille avec la HP

     

    Au sommet du Mont Aiguille : Père Perréol, Max, Michel pelosse, Bernard, Alain et Michel Vedrenne

     Camp d’été à Coubon. Robert Chouvier devient le nouveau Chef de Troupe, Baloo faisant son service militaire à Cognac et au Maroc

    14 et 15 août : Ascension du Mont-Blanc avec la HP.


    • Le Père Perréol, l'aumônier du Groupe Scout 32
      ème Lyon, lui-même montagnard averti, avait proposé aux chefs de patrouille de la Troupe de l’accompagner pour quinze jours de "vraie" montagne à Chamonix. Notre aumônier nous confia à la famille Bossonnay, qui habitait le hameau de Taconnaz sur la commune des Houches, et qu’il connaissait de longue date. André et Yvonne, déjà la soixantaine, et leurs enfants plus jeunes que nous, Louis et Paulette, nous ont accueilli avec la générosité de ceux qui partagent sans discuter le peu qu’ils ont. Leur véritable richesse, et ils le savaient, c’était la vue à couper le souffle que l’on avait depuis leur chalet sur les aiguilles de Chamonix et le massif de l’Aiguille Verte. Nous couchions sous la tente, ou dans leur grange lorsqu’il faisait trop mauvais, ce qui est malheureusement fréquent dans cette belle région. Tous les jours, André se rendait au village proche des Bossons. Il travaillait encore chez les frères Simond, "aux sonnailles", la fabrique de ces cloches que les bergers suspendent à l'encolure de leurs vaches laitières, et qui tintent l'été dans les alpages au gré du déplacement des troupeaux. Mais la marque Simond était surtout connue pour ses piolets en acier forgé. Yvonne, personnage redouté de toute la vallée pour son sacré caractère, et même jusqu’à Courmayeur (pourtant le tunnel n’était pas encore percé !), le visage sillonné de fines rides en tous sens et des yeux noirs pétillants de malice, toujours en jeans et la Gitane au bec, s’était mutilé plusieurs doigts en coupant du bois de chauffage à la
      scie circulaire durant les rudes hivers de l’occupation. Car il lui avait bien fallu survivre durant les cinq années de captivité qu' André avait passées en Allemagne. Un jeune séminariste, Jean-Christophe Perrin, ami du Père Perréol, qui faisait alors son service militaire à l’Ecole de Haute Montagne de Chamonix, nous conduisit au Mont-Blanc. C’était pour Bernard, Jean-Marc, Alain, Yves et moi-même la réalisation d’un vœu que nous nous étions bien gardé de formuler, ce sommet paraissant tellement inaccessible aux novices que nous étions alors. Mais notre jeune endurance compensait presque notre manque flagrant de technique et la simplicité de notre équipement. La veille de l’ascension, l’ancien refuge du Goûter était archi- complet et nous avions dû bivouaquer sur le balcon. Nous quittâmes à deux heures du matin cet endroit peu hospitalier, et à sept heures et quart nous étions au sommet. La descente s’effectua par le glacier des Bossons, via les Grands Mulets, jusqu’au passage très crevassé de la Jonction. Puis quittant les crampons et enfin décordés, nous avons dévalé la Montagne de la Côte, sous le téléphérique de l’Aiguille du Midi, que nos moyens forts limités ne nous permettaient pas de nous offrir. A midi, le visage brulé par le soleil d’altitude, nous contemplions fièrement notre sommet depuis la Place Jacques Balmat à Chamonix. 
    •  
    •  Entre Noël et Jour de l’an, en HP, bivouac à la Cheminée de Monthieu. Nos pères, Daval et Vedrenne, nous avaient interdit d’atteindre le Désert de Platée, notre objectif initial. Promesse « juste » tenue…
    • Aux « chalets écrasés », nuit d’étape entre Grand Arvet et alpage de Monthieu : après la fondue Michel, Jean-Marc, Alain, Bernard, Bernard(le seul sans une veste en duvet Moncler) et Max
       
    •  Le14 août 1961, au refuge du Gouter (en destruction/reconstruction), Michel, Jean-Marc, Alain, Yves, Max. Photo prise par Michel Calvet

      1961

      • 23 mars : Camp scout à St Vallier (Drôme)

      • 18 juin : Sortie des Parents du Groupe St Louis à Brignais ( 7 Chemins)

      • 27 juillet : retour du camp de Luz la Croix Haute

      • 14 et 15 août : Ascension du Mont Blanc par l’Aiguille du Gouter. Le vieux refuge était en cours de démolition. En montant, nous n’avons pas été avertis que des tirs de mines, du haut de l’Aiguille, étaient destinés à construire les fondations d’un nouveau refuge. Si bien qu’en pleine montée, nous avons été soumis à une série de bombardement de pierres, certains blocs gros comme des camions, nous passaient au-dessus de la tête sans nous heurter. Nous proférions des injures en l’air, sans savoir exactement ce qui se passait . Arrivés sains et saufs, nous découvrions le chantier en cours et les ouvriers qui travaillaient sans relâche.

      Nous étions les six CP de la troupe, Max nous ayant rejoints cette année-là, absent l’année précédente. (photo). S’était joint à nous, à mon invitation, un ami des Maristes, Michel Calvet. Il est devenu prêtre et plus tard évêque de Nouméa.

      Le14 août 1961, au refuge du Gouter (en destruction/reconstruction), Michel, Jean-Marc, Alain, Yves, Max. Photo prise par Michel Calvet


       1962

      -     11 avril : Camp de Pâques à Coubon (près du Puy en Velay)
      -     Mai : Sortie de Parents à La Tour de Salvagny
      -     12 juillet à 26 juillet : Camp scout de la 32ème à Védrine St Loup (Cantal)


       Départ pour la veillée : Bernard, X, Robert Chouvier, Marc Lénaut, Michel


      -     26 décembre : Camp de neige à Lamoura


      1963

    • 6 mars : Fête du Groupe St Louis

    • 1er avril au 9 avril : Camp scout de la 32 ème à Boën Travorche (Loire)

    • Camp Ecole Eclaireur à Fourneaux (Loire) : Nommé ACT

    • 23 juin : Sortie des Parents du Groupe St Louis à Heyrieux (Rhône)

    • Fête de la Saint-Georges, patron des Scouts de France. Je ne sais plus pour quelle raison, mais elle revêtait en cette fin avril 63 une importance toute particulière. Tous les mouvements scouts de Lyon, garçons et filles, avaient rendez-vous sous les marronniers de la Place Bellecour à la tombée de la nuit. Nous avons revêtu nos costumes (j'avais choisi en toute simplicité d'être pharaon, j'étais donc torse nu, une parure multicolore autour du cou que j’avais confectionnée avec soin) puis nous sommes montés en divers cortèges par les jardins de Fourvière, flambeau à la main, jusqu’au Théâtre Antique. Là avait lieu un spectacle de type "son et lumière" retraçant « Un cheval pour Troie ». Mes camarades de fac avaient tenu à assister au rassemblement de la Place Bellecour.

                       11 juillet : Camp d’été à Sallanches

    • 26 décembre : Camp de neige de la 32ème à Montricher (Savoie)

                    1964

    • 7 mars : Sortie HP à Beauvoir de Marc (Isère)

    • 29 mars : Sortie HP au Puy en Velay (Puy de Dôme)

    • 2 avril : Camp scout 32 ème à Beauvoir de Marc (Isère)

    • 11 juillet : Camp scout 32ème à St Etienne du Laus (Hautes Alpes). Maitrise : Robert Chouvier, Bernard, Jean-Marc, Max, Michel, Père Guy Perréol

       

      Promesse :  Robert Chouvier, Bernard, Jean-Marc, Max, Michel, Père Guy Perréol

      Repas du soir : Bernard, Père Perréol, Michel, Jean-Marc, Marc Tixier, Michel Revenant

      -     24 septembre : Fondation des Rangers 32ème Lyon, avec Jean-Marc Chaze
      -     9 octobre : 1ère sortie Rangers à La Verpillière (Rhône)
      -     28 novembre : Sortie Rangers à St Laurent de Vaux

                1965

    • 14 février : Sortie Routiers Spéléo à Jujurieux (Ain)

    • 27 mars : Opération « Vieux Papiers » organisée par les Guides et Scouts du groupe St Louis au profit de la « Campagne contre la faim dans le monde » (2 580 FF ). Visite « sur le terrain » du Député de Lyon 7ème , Maitre Fulchiron, venu encourager cette initiative.

    • 20 juin : Sortie de Parents du Groupe St Louis à la Batterie de Narcel (Rhône)

    • Juillet : 1er Camp Rangers à Novel (Haute-Savoie), avec traversée de la Dent D’Oche. Nouvelle Maitrise : Michel, Jean-Marc.      

      Les pioniers font pendant ce temps le tour du mont blanc . 

    • 26 au 31 décembre : camp de neige scout à Lamoura (Jura)

                    1966

    • 29 janvier : sortie Rangers à Yzeron (Rhône)

    • 13 mars : Col de Porte avec la HP

    • 21 avril : Nouvelle opération « Vieux Papiers » à la Guillotière

    • 14 mai : sortie Rangers en vélo à Narcel (Rhône)

    • 19 juin : Sortie des Parents Groupe St Louis à Brignais (7 Chemins)

    • 2 juillet : Camp Rangers à Novel (Haute Savoie), la Dent d’Oche en traversée

    • 26 décembre : Départ HP pour le Désert de Platée

                    1967

                 1968

    • 13 avril : Rassemblement des Pionniers scouts au Bourget. Nous y allons.



 



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